Un choc de 30 milliards d'euros ! C'est ce que Louis Gallois proposerait dans le rapport sur la compétitivité des entreprises qu'il remettra le 5 novembre à François Hollande, selon « Le Figaro ».
Le quotidien, qui cite un proche de l'ex-président d'EADS et de la SNCF, souligne que M.Gallois proposera de l'étaler sur deux ou trois ans et de le faire porter pour 20 milliards sur les cotisations patronales et pour dix milliards sur des baisses de cotisations salariales.
Les réductions de charges concerneraient les salaires jusqu'à 3,5 smic, soit un niveau bien supérieur à celui (2,6 smic) que Nicolas Sarkozy avait prévu lors du vote de loi sur la TVA sociale abrogée par le nouveau président français. Le financement de ces mesures se ferait par une réduction des dépenses publiques bien plus importante que celle de 10 milliards d'euros envisagée dans le Projet de loi de finances actuellement discuté au Parlement, par une hausse modérée de la CSG et de la TVA et par une nouvelle fiscalité écologique.
Pour faire accepter ces mesures par les syndicats, Louis Gallois suggérerait de leur donner une voix délibérative dans les conseils d'administration des entreprises et de lancer une grande négociation sur la compétitivité.
Trajectoire plutôt que choc
Selon « Le Figaro », le rapport est prêt depuis longtemps mais il n'a pas été rendu public à la demande de l'Elysée afin de ne pas interférer avec la discussion sur le projet de Budget 2013. Refusant la notion de « choc » de compétitivité prônée par le Medef, le gouvernement parle désormais de « trajectoire » de compétitivité.
Une source gouvernementale a expliqué que le gouvernement étudiait la piste d'un transfert de cotisations sociales patronales sur un « cocktail » fiscal comprenant une part de contribution sociale généralisée (CSG), une fiscalité écologique et une hausse de la TVA réduite sur la restauration.
Il sera également intéressant de voir, lors de la parution du rapport, quel sort a été réservé à la question des gaz de schiste. Louis Gallois devrait prendre position en faveur de l'exploitation des gaz de schiste en France mais la ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Delphine Batho, répète que ce sujet, qui fait polémique, a déjà été tranché et que leur exploitation n'est pas envisagée.

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