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vendredi 27 juin 2014

Didier BERNUS sur BFM TV

Retour sur la maîtrise des dépenses de santé, avec Didier Bernus, secrétaire général de la Fédération Force Ouvrière des personnels des services publics et des services de santé, et Frédéric Bizard, économiste de la santé. Dans un rapport qui a été remis ce jeudi 26 juin par son conseil d'administration, l'Assurance-maladie a exploré plusieurs pistes visant à améliorer la qualité des soins tout en réduisant les coûts. Elle propose en effet de limiter le recours aux IRM, diminuer la durée des séjours en maternité et de mieux dépister le cancer du sein.











lundi 23 juin 2014

Les fonctionnaires hospitaliers et territoriaux dans le collimateur de la Cour des comptes

Après les annonces de la Cour des comptes portant « sur la situation et les perspectives des finances publiques 2014 » (17 juin 2014), la Fédération des personnels des Services Publics et des Services de Santé Force Ouvrière, condamne les préconisations du rapport qui constituent de nouvelles attaques dirigées contre les fonctionnaires et plus particulièrement contre les agents territoriaux et hospitaliers.

Le rapport propose :
De poursuivre l’austérité salariale en allant plus loin que le gel du point d’indice (reconduit depuis 2010 jusqu’en 2017) : en diminuant la masse salariale, en « ralentissant » les recrutements, en réduisant l’enveloppe des mesures catégorielles, en remettant en cause les régimes indemnitaires et en révisant les règles d’avancement.

De réduire les effectifs (non remplacement d’un départ sur trois à la retraite) ,

D’augmenter « la durée effective du travail», pour « permettre de diminuer les effectifs sans réduire la quantité et la qualité des services publics rendus », par exemple en rétablissant la journée de carence en cas de maladie.

De conduire plus « fermement les restructurations hospitalières »,

En outre, la Cour considère que les hôpitaux n’ont été soumis « qu’à des contraintes d’économies relativement modestes dans le cadre de l’objectif national des dépenses d’assurance maladie (ONDAM) », alors que des centaines d’établissements hospitaliers d’ores et déjà en déficit, réduisent le nombre de postes et remettent en cause les acquis statutaires.

FO réfute ces orientations idéologiques de la Cour et condamne les mesures du rapport.
Elles s’inscrivent dans la logique du « pacte de responsabilité » et des 54 milliards d’économies sur les dépenses publiques qui aggravent encore plus la situation des agents territoriaux et hospitaliers, et entraînent une dégradation de la qualité du service public.

FO exige l’abandon de ces mesures d’austérité suicidaires économiquement et socialement.

dimanche 10 mars 2013

Tous ensemble, tous ......


Tous à Paris le 4 avril 2013, il faut répondre à l'appel de la Fédération FO des Services Publics et de Santé.
A faire la politique de l'autruche on l'aura dans le C... !!!

Réservez votre place dans le bus.
Inscription pour l'Eure et Loir au 02.37.30.38.18

vendredi 1 mars 2013

Jour de Carence: économie substantielle sur le dos et la santé des agents

La FNEC-FP- Force Ouvrière informe que lors du CHSCT Ministériel, le ministère a fourni un bilan chiffré sur les 3 premiers trimestres:

  • 32 781 jours de carence pour les agents administratifs et 316 000 jours pour les enseignant.

Total : 409 381 journées.


  • 27813 agents touchés chez les administratifs pour 271 660 personnels enseignants.

Total: 299 473 agents.

Ce total représente un budget de 31 millions d'euros.

Alors plus que jamais abrogation du jour de carence !


mercredi 27 février 2013

vendredi 22 février 2013

Le courrier en date du 20 Février 2013 de la ministre de la Fonction Publique, Marylise LEBRANCHU annonçant à FO l’abrogation du jour de carence


Cette annulation de l’article 105 de la Loi de finances pour 2012 doit maintenant être confirmée par le vote, dans une Loi de Finances rectificative, d’un article abrogeant les dispositions introduisant le jour de carence. A  ce jour, nous ne connaissons pas la date d’effet. Pour FO, celle-ci doit être immédiate et nous demandons la rétroactivité de cette mesure.

Cette abrogation est à mettre au compte des différentes actions de FO et de notre pétition fédérale qui a recueilli des dizaines de milliers de signatures.



Enfin, le jour de carence est abrogé ! NON…ce n’est pas un cadeau !


Depuis sa mise en place, FO rejette et condamne le jour de carence qui pénalise et stigmatise les fonctionnaires et les agents publics. C’est une véritable mesure inégalitaire visant à opposer les agents publics aux salariés du privé, tout en faisant des économies budgétaires sur le dos des agents malades.
Les différentes actions menées par FO, les milliers de signatures obtenues en faveur de notre pétition ont enfin amené le gouvernement à l’abroger.

Au-delà de cette annonce rétablissant la situation antérieure pour les agents publics, de nombreuses questions demeurent quant à ses modalités. Abrogation dès la prochaine Loi de finances rectificative pour 2013, ou dans la cadre du Projet de Loi de finances pour 2014 ? Nous ne sommes pas en mesure d’y répondre à ce stade. Pour l’UIAFP-FO, l’abrogation doit être immédiate et nous posons également la question de la rétroactivité de cette mesure.

Après la suppression du contingentement du 8ème et dernier échelon de la catégorie C, autre revendication FO, c’est un pas supplémentaire en faveur des agents publics et plus particulièrement ceux en grande précarité.

Pour autant, l’UIAFP-FO rappelle que le compte n'y est pas.

Avec l’annonce d’une 3ème année consécutive de gel de la valeur du point d’indice, l’augmentation des retenues pour les retraites (retenues pour pension civile), la diminution de moitié des mesures catégorielles et le tassement des grilles indiciaires, la paupérisation des agents publics grandit, et l’attractivité de la fonction publique s’érode tous les jours un peu plus.

Sans oublier les grandes difficultés rencontrées au quotidien par les personnels, en raison des suppressions d’effectifs subies depuis de nombreuses années, qui ne permettent plus d’assurer les missions de service public dans des conditions normales.

C’est pourquoi, l’UIAFP-FO exprime à nouveau au gouvernement sa détermination à obtenir satisfaction y compris par la mobilisation sur les revendications suivantes :
  • Augmentation immédiate de la valeur du point d’indice de 5 %,
  • Attribution de 44 points d’indice supplémentaires immédiatement,
  • Refonte et revalorisation des grilles indiciaires des catégories C, B et A,
  • Ouverture d’un débat de fond sur les valeurs, les attentes et le rôle du Service public avant d’engager toute Modernisation de l’Action Publique (MAP),
  • Recrutement des effectifs supplémentaires pour mettre en adéquation les missions et les moyens,
  • Renoncement à un acte III de décentralisation « à la carte » qui remettrait en cause l’égalité de traitement des usagers et l’égalité d’accès aux services publics,
  • Abrogation de la loi HPST et renforcement du service public hospitalier.

L’UIAFP-FO, avec l’ensemble des personnels, engagera tous les moyens nécessaires pour faire aboutir ses légitimes revendications.   


                     

samedi 16 février 2013

Mardi 5 mars : grèves et manifestation jeunes, salariés du public, du privé, retraités, privés d'emploi. Tous dans l'action


Pour le retrait du projet de loi qui dynamite le code du travail Pour la défense de tous nos droits

UN VRAI TRAVAIL - UN VRAI SALAIRE - UNE VRAIE RETRAITE

Le 6 mars, le gouvernement veut déposer au conseil des ministres un texte légalisant l'accord CFDT/MEDEF (avec signatures CFTC, CFE-CGC).

Cet accord, élaboré par le gouvernement dès le 7 septembre :
  • supprimerait tous les droits des salariés et syndicalistes face aux licenciements et imposerait des accords compétitivité/emploi
  • individualiserait les droits des chômeurs en préparant la liquidation de l'UNEDIC
  • ouvrirait le marché de la prévoyance aux assurances privées

Cet accord légalisé renverrait tout au niveau de l'entreprise et imposerait par le chantage à l'emploi :
  • la baisse des salaires jusqu'au niveau du SMIC pendant deux ans
  • la mobilité forcée comme chez Renault
  • les horaires infernaux et la surexploitation comme chez Valeo à Nogent le Rotrou

Ce projet de loi :
  • imposerait aussi le CDI intermittent rendant les salariés captifs de l'Interim
  • priverait les salariés de tout recours sérieux devant les Prud'hommes et limiterait le montant des indemnités pour préjudices subis.

Aujourd'hui encore, les salariés du public et du privé ont des droits garantis par des normes collectives (statuts et conventions collectives).

Demain, avec ce projet, le patron fera « SA LOI » au sein de l'entreprise, pourra baisser les salaires et licencier comme il veut !
A Philips, Flextronic, Valeo, Snappon, Manulli, BMS, et plus récemment, Ethicon, Beaufour, SKF, Européenne Automobile, le code du travail actuel et l'action syndicale ont permis soit de faire reculer les patrons, soit d'imposer des procédures longues et coûteuses, puis d'obtenir des indemnités conséquentes pour les salariés, devant les Prud'hommes.
Si la Loi est déposée et votée tout cela sera impossible.

Ce projet engage un processus de destruction de tous les droits et garanties collectives, d'éclatement de la République avec l'Acte III de la décentralisation. Il prépare la paupérisation des retraités et la précarité généralisée de la jeunesse.

Les syndicats FO et CGT des Hospitaliers de Chartres appellent les agents à venir manifester et/ou faire grève le 5 mars pour : (préavis de grève du 4 mars 21h au 6 mars 7h00)

  • L’augmentation des salaires.
  • L’arrêt des suppressions des postes et la création des emplois nécessaires.
  • La suppression du jour de carence.
  • La défense du service public notamment par l’abandon de la loi HPST et la T2A.
  • La refonte et la revalorisation des grilles indiciaires.
  • Garantir l’accès à des soins de qualité pour tous.





mardi 12 février 2013

Traitement et carrière des fonctionnaires et agents publics : Rien en 2013 ! Quant à 2014, et après ... ?


Le 7 février 2013, Marylise Lebranchu, Ministre de la Réforme de l’Etat, de la Décentralisation et de la Fonction publique a reçu les organisations syndicales de la Fonction publique et leur a présenté les perspectives du gouvernement pour la rémunération des fonctionnaires et agents publics. Pour l'UIAFP-FO, le bilan est très loin d’être satisfaisant et c'est le moins que l'on puisse dire :


  • Point d'indice : gel pour 2013 et peut-être plus!
  • Réforme des grilles indiciaires ... pas avant 2014 et pour quelles améliorations? 
  • Jour de carence : Pas d’annonce immédiate mais la porte n’est pas complètement fermée !!!
  • Régimes indemnitaires revus ... en 2014.




lundi 11 février 2013

Conditions de vie au travail : La dégradattiion des condiittiions de ttravaiill accenttuée par ll’’austtériitté

Le 12 novembre 2012, la ministre Marylise Lebranchu a ouvert un cycle de concertation sur l’amélioration de la qualité de vie au travail dans la Fonction publique. Sans nul doute, le sujet est d’importance, tant les fonctionnaires sont en proie à des conditions de travail de plus en plus dégradées.



vendredi 8 février 2013

APPEL DE LA CGT ET DE FORCE OUVRIÈRE

Les deux confédérations CGT et Force Ouvrière réaffirment leur opposition résolue aux principales dispositions contenues dans l’accord interprofessionnel sur l’emploi du 11 janvier 2013.

Cet accord refusé par deux des trois grandes confédérations syndicales organise une plus grande flexibilité pour les salariés, un recul de leurs droits individuels et collectifs au bénéfice des employeurs.

La lutte contre le chômage appelle une rupture avec les politiques d’austérité et de rigueur préjudiciables à l’emploi en qualité et en quantité.

Le gouvernement annonçant son intention de retranscrire dans la loi un mauvais accord pour les droits sociaux, la CGT et Force Ouvrière décident d’appeler les salariés à se mobiliser et à exprimer leur désaccord en direction du gouvernement, des députés et des sénateurs.

Les deux confédérations appellent leurs organisations territoriales et professionnelles à créer les conditions de la mobilisation la plus large possible au travers de rassemblements, de manifestations et arrêts de travail dans les régions, départements et localités: le 5 mars prochain.

Cette journée doit exprimer un refus de l’austérité et de la flexibilité; l’exigence de réponses nouvelles pour les droits sociaux, l’emploi, l’augmentation des salaires et des pensions.


jeudi 7 février 2013

Hollande : « Ce qui nous menace, ce n’est plus la défiance des marchés, c’est celle des peuples »

Le président français François Hollande a tenu devant le Parlement européen, mardi dernier, un discours où il a plaidé pour la nécessaire cohésion de l’Union Européenne, à la veille d’un Conseil européen consacré au budget de l’Union pour les prochaines années. Sur cette question, de fortes divergences sont apparues.

« L’intérêt national est en train de prendre le pas sur l’intérêt européen » a-t-il regretté. Deux semaines plus tôt, le 23 janvier, David Cameron avait annoncé l’organisation, en Grande Bretagne, avant fin 2017, d’un référendum sur son maintien ou non dans l’UE. Réaffirmant les valeurs de la flexibilité économique et politique et de la compétitivité, il soutenait que le pouvoir devait revenir aux États membres : « les parlements nationaux doivent avoir un rôle plus important et significatif ».

Pour François Hollande il faut un « gouvernement de la zone euro ». Il a rappelé sa fidélité au traité TSCG, assurant que la France « tiendra ses engagements » mais, a-t-il noté, « nous devons ajuster nos objectifs aux réalités de la conjoncture ».

À propos du budget de l’UE, il a exhorté ses partenaires à ne pas réclamer de coupes trop importantes : « s’il est vrai que la crise de la zone euro est désormais largement derrière nous, nous sommes loin d’en avoir tiré toutes les conséquences. Ce qui nous menace, ce n’est plus la défiance des marchés, c’est celle des peuples ».

Laurent Wauquiez (UMP), ex-ministre des Affaires européennes, a déclaré sur BFM TV, souscrire à « beaucoup de choses » dites par François Hollande mais a demandé « des actes ».




mardi 22 janvier 2013

Communiqué de presse SNICA-FO

Communiqué de presse SNICA-FO du jour concernant le préavis de grève des Inspecteurs et Délégués du Permis de Conduire et de la Sécurité Routière à compter du 21/01/2013.


Force ouvrière a refusé de signer l'accord sur une réforme du marché du travail conclu par le patronat et trois syndicats

La semaine dernière, la CGT et Force ouvrière ont refusé de signer l'accord sur une réforme du marché du travail conclu par le patronat et trois syndicats et annoncé leur intention de mobiliser pour y faire échec. Cet accord est sensé offrir plus de souplesse aux entreprises et davantage de protection aux salariés ; le projet de loi sera présenté en Conseil des ministres en mars, puis examiné en urgence par le Parlement en vue d'une promulgation fin mai.

Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière, nous explique pourquoi.

http://www.franceinter.fr/emission-l-invite-de-7h50-jean-claude-mailly


jeudi 17 janvier 2013

Mailly dénonce le droit de « licencier pour pouvoir embaucher »

Jean-Claude Mailly dont l’organisation Force Ouvrière organise un meeting national de plusieurs milliers de militants jeudi prochain après midi à Paris (1), veut que les arguments de son organisation, non signataire de l’accord, soient entendus par le gouvernement et tous les parlementaires. Il vient de qualifier de « démocratie sociale façon Bismarck » la volonté du gouvernement, annoncée le 16 janvier, de faire transposer en loi et adopter l’accord en procédure d’urgence, sans vote ( grâce à l’article 49/3 de la constitution). Pour lui, l’accord de flexibilité, n’est favorable qu’au patronat ; il est nocif avec son « principe selon lequel il faut d’abord pouvoir licencier pour pouvoir embaucher » et il remet gravement en cause les droits des salariés.

Selon la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, « le texte devrait être prêt d’ici une quinzaine de jours » et « sera soumis aux autorités consultatives, puis il sera transmis au Conseil d’Etat ». « Nous voudrions le présenter en procédure d’urgence à l’Assemblée nationale dès la première semaine d’avril et au Sénat la dernière semaine d’avril », a précisé la ministre. Selon ce scénario la promulgation de la loi devrait intervenir en mai 2013.

(1) 14h30 , Halle Freyssinet- 55 Boulevard Vincent Auriol 75013

lundi 14 janvier 2013

Licenciements, droits des salariés... Ce qui va changer avec l'accord sur l'emploi

L'accord modifie en profondeur des pans entiers du code du travail. Certaines mesures donnent une plus grande liberté d'action aux entreprises qui veulent se restructurer. D'autres renforcent la protection des salariés.

Licenciements
Les règles de contestation des licenciements économiques collectifs sont bouleversées. Le but est de limiter le contrôle des tribunaux, qui débouche parfois sur l'annulation du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE, plan social) ou sur le versement de dommages et intérêts aux salariés. Désormais, la procédure et le contenu du PSE feront l'objet soit d'un accord majoritaire, soit d'une procédure d'homologation par l'administration. Des recours devant le juge sont possibles, contre la procédure elle-même ou contre la teneur du PSE. Le salarié peut également saisir la justice si le motif du plan social ne lui paraît pas valable – mais dans des délais plus courts qu'avant. Pour fixer l'ordre dans lequel les salariés sont licenciés, le chef d'entreprise aura la possibilité de"privilégier la compétence professionnelle".
Conciliation

L'objectif est d'accélérer la résolution des litiges liés à un licenciement. Lors de l'audience de conciliation, qui se tient au début de la procédure devant les prud'hommes, le patron et son salarié peuvent mettre fin à leur différend, moyennant le versement à ce dernier d'une indemnité forfaitaire, qui varie en fonction de son ancienneté.
Accords de maintien dans l'emploi

Ils consistent à permettre aux entreprises confrontées "à de graves difficultés conjoncturelles" de baisser les rémunérations et/ou le temps de travail ; en contrepartie, elles s'engagent à ne pas licencier. L'accord, qui nécessite le feu vert du ou des syndicat(s) représentant au moins 50 % du personnel, est conclu pour une durée maximale de deux ans. Les salariés qui refusent de se plier à ces nouvelles conditions de travail sont licenciés. L'employeur doit leur proposer "des mesures d'accompagnement" mais il n'est pas soumis aux obligations liées à un licenciement économique collectif (offre de reclassement, etc.).
Mobilité interne

Les entreprises peuvent mettre en place une organisation qui contraigne, en cas de besoin, les salariés à changer de poste ou de lieu de travail. Celui qui refuse cette nouvelle affectation est licencié "pour motif personnel" ; il a droit à des "mesures de reclassement" mais les obligations pesant sur l'employeur sont moins fortes que celles liées à un licenciement économique.
Droits rechargeables

Cette mesure cherche à encourager le retour sur le marché du travail des chômeurs. Elle leur permet, quand ils reprennent une activité, de garder les droits à l'assurance-chômage non utilisés. Toutefois, ce dispositif ne doit pas"aggraver le déséquilibre financier" de l'Unedic. A cet effet, des études d'impact seront conduites et suivies de mesures correctrices en cas de dérapage. La construction du dispositif sera aussi tributaire de négociations sur la convention d'assurance-chômage, qui doivent s'ouvrir cette année.

Généralisation de la complémentaire santé

Les entreprises devront souscrire un contrat auprès d'un organisme (mutuelle, assurance, institution paritaire...) pour proposer à leur personnel une couverture collective complémentaire des frais de santé. Le financement de ce mécanisme sera partagé par moitié entre les salariés et les employeurs. Les salariés qui perdent leur emploi bénéficieront de la couverture santé et prévoyance pour une durée portée à un an (contre neuf mois jusqu'à maintenant).
Temps partiel

Pour mieux encadrer l'exercice du temps partiel, des négociations s'ouvriront, notamment dans les branches très concernées par le phénomène (au moins un tiers des effectifs). Les salariés ne pourront pas travailler moins de vingt-quatre heures par semaine (excepté ceux qui sont employés par des particuliers et les étudiants de moins de 26 ans). Toutefois, une durée d'activité inférieure est possible si le salarié le demande pour être au service de plusieurs employeurs.
Compte personnel de formation

Dès son entrée sur le marché du travail et jusqu'à son départ à la retraite, toute personne aura un compte individuel de formation, quel que soit son parcours professionnel.
Information et représentation des salariés

L'accord instaure une "base de données unique" sur l'entreprise, consultable par les représentants du personnel et par les délégués syndicaux. Ces informations visent à donner "une présentation pédagogique (...) des options stratégiques" de la société. Dans les entreprises employant au moins 10 000 personnes dans le monde ou au moins 5 000 en France, il est prévu d'accorder un ou deux postes d'administrateur aux salariés (avec voix délibérative).
L'enjeu-clé de la taxation des contrats courts

La taxation des contrats courts constitue l'une des dispositions emblématiques de l'accord. Les cotisations d'assurance-chômage de certaines catégories de contrats à durée déterminée (CDD) seront majorées: le prélèvement passe à 7 % pour les CDD de moins d'un mois (+3 points) et à 5,5 % pour les CDD de un à trois mois (+1,5 point). Les CDD d'usage (propres à certains secteurs) sont soumis au même traitement (0,5 point en plus, à 4,5 %). Échappent à ces ponctions l'intérim et les CDD liés à des remplacements ou à des activités saisonnières.

Le but est de museler la très forte croissance des contrats courts depuis une dizaine d'années, tout en encourageant le développement de postes durables en faveur des jeunes. Les CDI signés pour embaucher une personne de moins de 26 ans seront ainsi exonérés de cotisations patronales d'assurance-chômage pendant trois mois (quatre mois dans les plus petites entreprises).
Mais le dispositif est loin de faire l'unanimité. "Je le trouve logique, sur le plan du financement de l'assurance-chômage. Mais il n'est pas du tout certain que cela soit bénéfique en termes de création d'emplois, surtout dans une période où la conjoncture est très dégradée", observe Eric Heyer, de l'Observatoire français des conjonctures économiques. L'économiste se demande même si le renchérissement des charges sur les contrats courts ne va pas entraîner une hausse du chômage : les patrons, au lieu de faire appel à des CDD plus coûteux, pourraient choisir d'augmenter le temps du travail des salariés en place. Ou, comme le pointe Stéphane Lardy (FO), être tentés d'accroître le recoursaux intérimaires – puisque ceux-ci sont exclus des mécanismes de surcotisation.


dimanche 13 janvier 2013

Communiqué du MEDEF

11.01.13 - Accord pour un nouveau modèle économique et social au service de la compétitivité et de l'emploi

Ce soir, les partenaires sociaux ont placé la France en haut des standards européens en matière de marché du travail et de relations sociales. L'accord auquel ils sont parvenus est en effet tout sauf un accord a minima.

Premièrement, il instaure des modalités nouvelles et simples qui permettront une adaptation rapide et sécurisée des entreprises aux évolutions de leurs carnets de commandes et de la conjoncture.

Deuxièmement, en introduisant des mécanismes qui facilitent la conciliation, qui raccourcissent les délais de procédure, et qui réduisent l'incertitude juridique, il contribuera à diminuer la peur de l'embauche, notamment dans les PME et les TPE.

Troisièmement, en facilitant la gestion des ressources humaines et en allègeant certaines obligations, il rendra possible la mobilité des salariés sans risques pour ceux-ci.

Quatrièmement, il protège les salariés en créant les conditions de la généralisation des complémentaires santé et en introduisant de nouveaux droits (information, formation et voix délibérative dans les Conseils d'administration).

Enfin, il crée les conditions d'une mobilisation en faveur de l'emploi des jeunes en permettant l'exonération des cotisations d'assurance chômage employeurs pendant 3 mois pour l'ensemble des entreprises et 4 mois pour les entreprises de moins de 50 salariés.

"Nous souhaitons que cet accord soit ratifié en l'état par le Parlement au plus vite. En effet, les chefs d'entreprise ont beaucoup à espérer des relations nouvelles que cet accord permet et encourage. Il contient des dispositions qui vont changer la vie des entreprises. Par ailleurs, il marque l'avènement d'une culture du compromis après des décennies d'une philosophie de l'antagonisme social. Avec le CICE et avec cet accord, la France peut espérer amorcer des progrès significatifs pour reconquérir sa compétitivité", a déclaré Laurence Parisot, présidente du Medef.

On va subir une fois de plus !! La participation de syndicats "dit d'ouvriers" à la botte du MEDEF va nous pourrir le C.D.I., nous voilà dans la même problématique que l'Espagne, l'Italie, le Portugal, .......... là où des syndicats d'ouvriers ont détruits le CDI !

vendredi 11 janvier 2013

Sondages en chaîne: les trois-quarts de la population s’opposent à la suppression des CDI, les deux-tiers désapprouvent F.Hollande et reconnaissent vivre la lutte des classes

Les trois-quarts de la population française s’opposent à la suppression du contrat à durée indéterminée (CDI) selon un sondage publié aujourd’hui (1), en fin des négociations patronat-salariés organisées par le gouvernement, sur la « réforme du marché du travail ».

Les sondés affirment que la suppression du CDI « ne ferait que mettre dans la même précarité les salariés en CDI que les salariés en CDD ou en intérim sans apporter aucun bénéfice aux salariés précaires et aux chômeurs ». De la même manière une très large majorité opte pour la phrase: « il faut d’abord protéger les emplois existants et empêcher les entreprises de licencier facilement ».

Le tableau de bord Ifop-Paris Match (2) publié mardi indique que F. Hollande atteint ce mois-ci un nouveau record d’impopularité, avec près des deux-tiers des sondés encore qui désapprouvent sa politique (63%). Ce même jour le Président de la République dans ses voeux à l’administration venait de déclarer : « 2013 est une année où il nous faudra faire preuve de ténacité, de volonté, et même, je vais employer le mot, de patriotisme », pour préciser que « cette année, ce sont 10 milliards d’euros d’économies que nous devrons dégager sur le budget de l’Etat ».

On ne saura rien du patriotisme des français dans l’autre sondage de la semaine (3). Mais deux Français sur trois estiment que la lutte des classes est en France « une réalité », alors que, selon l’Ifop, l’idée était minoritaire dans les sondages il y a près de 50 ans. Les sondés sont ainsi une large majorité à avoir « le sentiment d’appartenir à une classe sociale » (56%). Avant la grève générale de mai-juin 1968, seulement 44% des Français estimaient que « la lutte des classes est une réalité » affirme l’Ifop.





(1) Sondage BVA réalisée les 3 et 4 /1 auprès de 1.220 personnes recrutées par téléphone et interrogées sur internet (méthode des quotas)
(2) Sondage Ifop-Paris Match réalisé par téléphone du 3 au 4/1 auprès d’un échantillon de 1.023 personnes représentatif de la population âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).
(3) Sondage Ifop pour l’Humanité par questionnaire auto-administré en ligne du 20/12 au 4/1, auprès d’un échantillon représentatif de 2001 personnes âgées de 18 ans et plus (méthode des quotas).

dimanche 6 janvier 2013

Expulsée à 94 ans de sa maison de retraite

Une nonagénaire a été recueillie par l’hôpital de Châteaudun, vendredi, après avoir été expulsée de sa maison de retraite des Hauts-de-Seine pour cause de loyers impayés.

C’est une bien étrange malade que les urgences de l’hôpital de Châteaudun ont prise en charge, vendredi après-midi. Car cette femme de 94 ans ne souffrait d’aucun problème médical. Son seul tort : être en retard du paiement de ses loyers de la résidence médicalisée privée dans laquelle elle vivait à Chaville (Hauts-de-Seine). Elle a tout bonnement été mise à la porte, en plein hiver.
La direction de l’établissement (*) a en effet appelé une ambulance et mis la nonagénaire dedans, avec toutes ses affaires personnelles. La maison de retraite a payé le prix du transport jusqu’à Brou, commune d’Eure-et-Loir où le fils de sa pensionnaire était domicilié avant de déménager, avec pour consigne au chauffeur de taxi, si la porte était close, d’aller aux urgences de l’hôpital de Châteaudun.
« C’est la première fois que nous sommes confrontés à une telle situation », confirmait, hier, un membre du personnel de l’hôpital dunois. Nous avons contacté la maison de retraite en question, mais elle a refusé de reprendre sa pensionnaire. »

« C’est honteux et complètement illégal »

L’hôpital eurélien est scandalisé : « C’est honteux et complètement illégal en pleine trêve hivernale qui interdit les expulsions, y compris des établissements de santé. L’hôpital va d’ailleurs faire un signalement à la gendarmerie. »
L’établissement dunois a réussi à contacter le fils de la pensionnaire, qui est actuellement en vacances dans le sud de la France. Il a promis de venir chercher sa mère, mais il ne pourra pas rejoindre l’Eure-et-Loir avant demain lundi.
La direction a donc décidé, en attendant, de prendre soin de la retraitée. L’assistante sociale de l’hôpital s’occupe d’ailleurs de son dossier. Mais il est probable que l’expulsion d’une dame âgée de 94 ans renvoyée sans savoir où elle échouera, ne restera pas un dossier sans suite pour la maison de retraite de Chaville.