Le FMI met l’accent sur ce qu’il appelle la grande volatilité des marchés, terme équivalent à instabilité. Signe de son inquiétude, il met en garde contre le danger de casser la croissance par des mesures d’austérité trop brutales et envisage, au cas où ces mesures ne pourraient pas s’appliquer jusqu’au bout, de « freiner l’ajustement prévu en 2013 et au-delà, dans les pays ayant une certaine latitude ».
Pourtant, l’Europe doit poursuivre l’assainissement des dépenses publiques « même s’il s’accompagne d’une croissance décevante ou de récessions ».
Les États-Unis doivent, eux, combiner baisse des dépenses et hausses d’impôts, dès l’élection de novembre passée, et, « si les législateurs échouent, l’économie américaine pourrait retomber en récession avec des conséquences catastrophiques sur le reste du monde ».
Le FMI, qui avait abaissé ses prévisions de croissance mondiale en juillet , les a de nouveau abaissées, passant ainsi de 3,9 % à 3,3 % pour 2013. Pour lui, la crise en Europe demeure la « menace la plus claire pour l’économie du globe ».

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